dimanche 20 août 2017

In my mailbox (218)

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren  et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. Retrouvez l'ensemble des participants francophones chez Lilie.
Le rendez-vous hebdomadaire a été déplacé chez Lire ou Mourir.



Salut mes lapinoux !
Une nouvelle semaine s'achève et il est l'heure pour moi de vous présenter mes réceptions de ces derniers jours avec un joli programme de lectures à venir...

Outrage par [Rachel, Maryssa]La villa rouge par [Patterson, James]Résultat d’images pour sissi impératrice malgré elle allison pataki

Le roman sur Sissi est bien sûr la version française mais la couverture n'est pas encore disponible sur le net.

Et voilà pour moi cette semaine !
Et vous ? Qu'avez-vous reçu de beau ces derniers jours ?

samedi 19 août 2017

Charlot, chat des pavés - Roxane Tilman et Isabelle Joyaux



Infos sur le livre

éditions : La Pimpante
date de publication : 11-05-2017
pages : 40
prix : 16€

Résumé éditeur


Charlot, vieux chat des rues, rencontre Berlingot, jeune chat ayant tout à apprendre. Le vieux matou prend sous sa protection le chaton à qui il va transmettre tout son savoir. Une amitié féline touchante naît entre les deux vagabonds au grand coeur.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions La Pimpante de m'avoir contactée pour la découverte de cet album à la couverture magnifique que je n'aurais sans doute pas découvert autrement.

De quoi est-il question ?


Charlot est un vieux chat des villes. Il était respecté par les autres chats et craint par les oiseaux. Il pouvait se battre et attirer les convoitises de toutes les minettes du quartier... Mais aujourd'hui, Charlot a perdu de sa superbe. Les autres chats semblent l'avoir oublié, les oiseaux ont pitié de lui. Seul lui reste sa magnifique fourrure.

Et puis un jour, Charlot est bousculé par un tout jeune chaton, Berlingot. Lui ne connaît rien du grand Charlot mais est avide d'apprendre. Le chaton est seul au monde, Charlot aussi. Alors Charlot va le prendre sous son aile et va avoir à coeur de lui enseigner tout ce qu'il sait, il va devenir son mentor afin de laisser un peu de sa grandeur chez ce chaton.

Du côté de la forme...


Vous le savez, je suis une grande amoureuse de littérature de jeunesse, surtout lorsque celle-ci est bien amenée. Dès que j'ai vu la couverture de cet album j'ai su que je passerais un bon moment, je ne m'étais pas trompée.

Au début de cet album, nous découvrons donc Charlot, un vieux chat qui a perdu de la grandeur qui le faisait être respecté de tous. Je dois dire que ce personnage m'a tout particulièrement touchée et n'a pas été sans me faire penser à nos propres grands-parents qui ont bien du mal à accepter la perte de leur autonomie lorsque celle-ci survient.

Cet album est celui d'une rencontre entre la vieillesse et la jeunesse, entre l'expérience et la naïveté, entre la fatigue et la fougue. Car cet album va être celui d'une rencontre entre un vieux chat et un chaton, la rencontre de deux âmes isolées qui vont se trouver et, contre toute attente, s'apprécier. Quel magnifique message de vie que cette histoire !

Il est très amusant de voir dans cet album le décalage entre réalisme et humour entre des images qui semblent être des photos et d'autres des illustrations de dessins animés. Quoi qu'il en soit je suis tombée amoureuse de ces illustrations qui m'ont fait frémir et hérissé le poil avec un travail sur le détail tout à fait exceptionnel.

Le texte nous conte une belle histoire qui fait du bien et qui met en valeur l'intergénérationnel, idéal pour les bibliothèques de Lire et faire lire donc... L'auteure parvient d'ailleurs avec brio à jouer sur l'émotion avec une fin qui ne peut laisser insensible et permet de garder l'album en mémoire longtemps après l'avoir refermé.

Enfin, j'ai été attendrie par les références offertes notamment aux Aristochats. D'accord, un chat tout roux et une minette toute blanche qui se font la cour sur les toits de Paris, il ne m'en fallait pas beaucoup plus. Mais il s'agit aussi de voir en Charlot grâce à l'illustration une référence aux vétérans de guerre et ça, c'est sublime.

En conclusion...


Voici un album avec lequel j'étais certaine de ne pas être déçue mais avec lequel, au final, j'ai passé encore un meilleur moment que ce que j'avais pu espérer. Voici un album qui offre un magnifique message sur la rencontre et sur l'intergénérationnel. Voici un album qui fait rêver et qui n'est pas sans changer un peu notre vision du monde.
Vous l'aurez compris, je vous engage vivement à avoir cet album chez vous. Pour moi, c'est un coup de coeur

vendredi 18 août 2017

Aux vents mauvais - Elena Piacentini



Infos sur le livre

éditions : Au-delà du raisonnable
date de publication : 05-01-2017
pages : 285
prix : 18€

Résumé éditeur


Au début, il y a le couteau qu'un gosse doit cacher dans un arbre, sur une île lointaine. A l'arrivée, cinquante ans plus tard, il y a un cadavre scalpé dans une cave de Roubaix. Leoni arrive alors bien trop tard pour protéger et servir. Tout juste pour compter les morts, chercher pour eux la justice, et comme toujours trembler pour les siens.

Pourquoi ce livre ?

Merci aux éditions Au-delà du raisonnable grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce roman en vue de la présence de l'auteure aux Quais du polar 2017.

De quoi est-il question ?


Jean-Toussaint n'était qu'un enfant lorsqu'il a dû quitter tout ce qu'il connaissait pour se rendre en métropole française. Arrivé à une époque où il était plutôt rare de voir qui que ce soit avec une peau plus sombre que "la norme", l'enfant s'est très vite sentie rejeté par ce pays qui s'était juré de l'accueillir. Devenu adulte, Jean-Toussaint a perdu ses illusions et est devenu un homme solitaire.

A Roubaix, dans le même temps, une adolescente est retrouvée assassinée et scalpée. Un crime odieux et d'une violence inouïe qui laisse le commissaire Leoni sans voix et en rogne contre tous ceux capables de commettre de tels actes. Mis sur l'affaire, Leoni est bien décidé à découvrir qui est responsable de ce massacre.

Au fil de ses découvertes, l'inspecteur au caractère bien trempé découvrira que ce crime n'est autre que le symptôme d'une société malade dans laquelle il se devra de plonger pour rappeler à chacun que la vie est belle, que la différence est force et que la bêtise ne peut causer que la destruction de ce qu'elle touche.

Du côté de la forme...


Je l'avoue, avant de voir le nom de l'auteure annoncé aux derniers Quais du Polar, je ne savais pas du tout qui était la dame. C'est donc avec avidité que je me suis plongée dans ce roman dont j'ai dû mûrir mon avis un long moment avant de vous le proposer.

C'est souvent le cas dans les polars mais là plus encore, si vous ne vous concentrez pas sur ce que vous lisez, vous pourrez très vite vous sentir totalement perdus. C'est, je l'avoue, ce qui m'est arrivé avec parfois le sentiment de ne plus savoir où j'en étais. Pas de panique ! Reprenez deux trois chapitres en arrière et tout ira bien !

Ce roman nous propose deux histoires en parallèle : d'une part celle d'un homme, Jean-Toussaint, arrivé en France étant enfant et dont on ne connaître véritablement le rôle qu'à la toute fin du roman. D'autre part, l'auteure nous plonge au coeur d'une enquête menée pour résoudre un crime odieux face auquel le lecteur devra avoir le coeur bien accroché.

Les deux histoires en parallèle semblent décousues mais, au fond, ce n'est pas tellement l'intrigue qui importe ici et c'est ce sur quoi je veux mettre l'accent. Le crime en lui-même, la réponse est finalement assez simple. Mais dans le fond, l'auteure nous balade ici au coeur d'un monde vrai et pourtant que l'on voudrait être un cauchemar.

Et puis, ce roman, ce sont des personnages. Imaginez un enquêteur corse... Qui dit enquêteur dit souvent caractère fort. Ajoutez-y un peu de sang corse et vous obtenez un cocktail à la fois touchant et qui ne donne pas trop envie de la ramener... L'auteure aime sa Corse et son personnage et ça se sent vraiment ! 

Concernant le style d'écriture il s'agit là, comme je vous le disais, de quelque chose qui sort des normes et des sentiers battus. Ce roman n'est pas un roman policier pour dit que ce soit policier mais un roman sur la société et sur les gens. Ceci est un roman qui nous plonge au coeur de l'âme humaine avec une force des mots étonnante.

En conclusion...


Voici un roman que j'ai lu en vue d'un "simple" salon du livre et qui m'a entraînée là où je ne m'y attendais pas du tout. Voici un roman dont l'intrigue ne m'a plus portée que cela mais qui m'a touchée par ses personnages par les messages qu'il porte. Voici un roman pour les amoureux de littératures différentes et styles bien caractéristiques.
Sans doute lirai-je si j'en ai l'occasion un autre roman de cette auteure.

jeudi 17 août 2017

Juliette à Rome - Rose-Line Brasset



Infos sur le livre

éditions : Kennes
date de publication : 14-06-2017
pages : 272
prix : 12,90€

Résumé éditeur


C’est la semaine de relâche et Juliette se réjouit d’être en vacances. Mais sa mère lui apprend qu’elles partent toutes les deux à Rome ! Juliette devra y fréquenter un lycée français pendant que sa mère effectuera son nouveau reportage. À peine l’adolescente a-t-elle  découvert le Colisée qu’elle doit se rendre en classe et rencontrer ses nouveaux camarades. Or, ils ne lui réservent pas tous un accueil chaleureux… Comment réagira-t-elle devant l’intimidation ? Choisira-t- elle la vengeance ou le pardon ? Voilà pour Juliette une superbe occasion d’apprendre à mieux se connaître, tout en s’émerveillant devant les trésors de la ville éternelle…

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Kennes grâce auxquelles j'ai pu découvrir le nouveau volet d'une série jeunesse que j'affectionne tout particulièrement.

De quoi est-il question ?


C'est la semaine de relâche au Québec. Toute une semaine sans cours ! Le rêve pour une adolescente comme Juliette. Encore mieux ! Cette semaine-là la maman de Juliette, journaliste, doit se rendre à Rome pour essuyer un reportage sur l'antiquité de la ville. Et Rome, c'est la ville des pâtes, des pâtes à la bolognaise comme les adore l'adolescente !

Oui mais voilà, si Juliette fera bien partie du voyage, sa maman lui a prévu une semaine toute particulièrement... dans le lycée le plus prestigieux de Rome afin que sa fille s'essais à la scolarité européenne. Et ça, Juliette n'est pas du tout partante ! Ce ne sont même pas quelques glaces et quelques parts de pizza qui peuvent la consoler.

D'autant que dès le premier jour de classe, Juliette va comprendre à ses dépends qu'elle n'est pas du même monde que les élèves d'ici. Elle ne fait pas partie de cet univers fermé des fils de riches et ce qu'elle apprend à l'école secondaire n'a rien à voir avec les cours européens auxquels elle assiste ici. Pire, ses nouveaux camarades l'ont bien compris !

Du côté de la forme...


Vous le savez peut-être déjà, je suis une grande fan des aventures de Juliette, cette adolescente comme les autres qui a la chance de visiter les plus grands pays du monde avec sa maman, qui nous entraîne avec elle dans ses aventures.

Cette fois, Juliette se retrouve à Rome et ça, déjà, c'était fait pour me plaire. L'Italie, le Colisée, les pâtes... Le rêve quoi ! Et une nouvelle fois c'est avec beaucoup de talent que l'auteur parvient à laisser imaginer la ville où s'est échouée son personnage. Une nouvelle fois elle nous la fait visiter tout en nous donnant envie d'y aller "pour de vrai".

Mais le point fort de ce tome, c'est l'expérience humaine que va vivre Juliette dans un lycée italien avec ses programmes européens. Il est parfois difficile d'envisager d'entrevoir ce que peuvent être les scolarités à l'autre bout du monde et ce roman nous en donne un joli aperçu et qui n'est pas sans remettre en cause tout ce que l'on croit savoir, y compris pour le lecteur adulte.

Humainement parlant, c'est aussi une aventure tout à fait hors normes que l'adolescente va vivre ici au milieu d'autres adolescents pas toujours agréables mais qu'elle sera amenée à connaître et à comprendre. Ce roman est alors un beau roman sur l'intégration et sur l'amitié en plus d'un beau récit de voyage.

Enfin, et sur ce point je tiens à insister un peu, ce roman est un profond message sur le harcèlement scolaire. Si ici Juliette s'en sortira plutôt bien et si cette thématique n'est qu'effleurée, elle est belle et bien présente. L'auteure laisse alors entendre aux jeunes filles que c'est le silence qui peut détruire, elle encourage alors les adolescentes à parler de leurs difficultés avec beaucoup de douceur.

Côté écriture, c'est une nouvelle fois avec beaucoup de talent que l'auteure nous invite à découvrir une ville qui fait rêver à travers le regard d'une adolescente pleine de vie et au caractère bien trempée. C'est aussi avec finesse qu'elle nous fait réfléchir sur les tracas des jeunes et sur les difficultés qu'ils peuvent vivre au quotidien, sur leurs souffrances.

En conclusion...


Voici un roman que j'avais la plus grande hâte de découvrir et que j'ai dévoré en une matinée à peine, incapable que j'ai été de le reposer avant de l'avoir terminé. Voici un roman qui m'a fait voyager et qui m'a touchée sur les messages qu'il porte. Voici un roman une nouvelle fois bourré d'humour aussi délicieux qu'une bonne... glace à l'italienne !
Si vous ne connaissez pas encore cette série, n'hésitez pas. Et n'hésitez pas à la faire découvrir aux adolescentes qui vous entourent.

mercredi 16 août 2017

Les sentes buissonnières - Mireille Pluchard



Infos sur le livre

éditions : De Borée
date de publication : 01-10-2013
pages : 390
prix : 21,90€

Résumé éditeur


En 1880, Aurélie, fille d'un garde forestier, est la cinquième d'une fratrie de sept enfants. Vaillante et déterminée, elle s'applique à l'école pour sortir de son milieu et obtient brillamment son certificat d'études, puis son brevet. Quand son père, endetté, doit sacrifier ses études, Aurélie part travailler à la filature mais elle n'a pas l'intention d'abandonner son rêve...

Pourquoi ce livre ?


C'est avec le grand déstockage de romans De Borée que j'ai pu faire l'acquisition de ce livre republié récemment chez l'éditeur dans sa collection "Les indispensables".

De quoi est-il question ?


En 1859, Ruben Rouvière fait la connaissance de la jeune Hermine. Malgré la différence d'âge, l'attirance mutuelle est immédiate et le couple se marie. Les années passants, Hermine enchaîne les grossesses et mettra au monde 7 enfants. La naissance de la petite dernière, Samuelle, se passe si mal que la maman décède.

C'est Elise, la fille aînée, la "sacrifiée" qui se retrouvera "petite mère" de la fratrie devant pour cela mettre un terme à ses rêves de mariage avec l'homme qu'elle aime. La jeune Amélie, passionnée d'école, est pourtant bien loin de tout cela et rêve, elle, d'un avenir : un avenir en tant qu'institutrice, un avenir loin de la ferme.

Mais pour réaliser son rêve, Amélie devra affronter la loi patriarcale et le travail en même temps que les études. Afin de se faire respecter, elle devra affronter les regards suspicieux et les bâtons dans les roues. Afin d'être la femme qu'elle rêve d'être, elle devra se battre non sans toujours garder en tête le plus important : sa famille.

Du côté de la forme...


Vous le savez, j'apprécie beaucoup en général les romans de Mireille Pluchard et,notamment, en 2015, j'avais pris un grand plaisir à la lecture du Miroir d'Amélie, suite je viens de l'apprendre du présent roman.

Ici, l'auteure nous invite à découvrir plus précisément l'enfance d'Amélie : sa naissance au coeur d'une famille ravagée par la faim et les devoirs de la maison, son enfance passionnée pour l'école et la lecture, son adolescence de combat pour parvenir à devenir ce qu'elle veut être. L'auteur nous présente ici une jeune fille à la force de vivre exemplaire, au courage magnifique.

Ce roman nous plonge avec brio au coeur du XIX° siècle, de ses traditions et de ses familles rurales parfois dépassées par la vie. J'ai eu beaucoup de peine pour Elise qui pourtant aussi, parfois, m'a tapé sur les nerfs. J'ai eu beaucoup de tendresse pour le père qui, loin de profiter de son pouvoir paternel, a à coeur de rendre ses enfants, et surtout ses filles, heureux.

Il est vrai que j'aurais aimé que l'auteure développe un peu plus certains personnages. La souffrance et la rancune d'Elise auraient pu peut-être être davantage développées. De même, j'aurais aimé que le personnage de Séraphine à la fin du roman, sans trop vous en dire, prenne plus d'ampleur dans le combat d'Amélie pour son rôle d'enseignante.

Le roman ne divise clairement en deux temps avec une première partie axée sur l'enfance d'Amélie, sur sa volonté de devenir "maîtresse" et une seconde sur la vie d'Amélie après sa titularisation. Bien qu'étant toujours une fille puis une femme sachant ce qu'elle veut, on la voit vraiment grandir au fil des pages jusqu'à devenir une femme en fin de roman.

C'est avec un très grand plaisir que j'ai retrouvé la plume si poétique et si travaillée de Mireille Pluchard pour un personnage qui a su me prendre avec elle dans son histoire et un cadre historique au coeur duquel on se croirait. J'aurais pourtant aimé que certaines scènes prennent plus d'ampleur, que d'autres personnages soient soit plus soit moins présentés mais pas dans cet entre-deux.

En conclusion...


J'étais très curieuse de découvrir ce roman et j'ai passé un très bon moment avec lui. J'ai été attendrie par Amélie, petit bout de femme prête à tout pour réussir ses rêves, j'ai été charmée par le décors offert, j'ai été épatée par le message de volonté présenté ici. Je dois l'avoue, je suis très tentée à présent de relire la suite de l'histoire d'Amélie que, sûrement, je ne verrai pas de la même façon.
Voici un roman que je conseille sans hésiter à tous les amateurs du genre malgré des détails qui restent vraiment des détails.

mardi 15 août 2017

Les Lionnes de Venise, 1 - Mireille Calmel



Infos sur le livre

éditions : XO
date de publication : 18-05-2017
pages : 350
prix : 19,90€

Résumé éditeur



Venise, campo Santa Fosca, octobre 1627. Lucia, jeune et espiègle Vénitienne, se retrouve au milieu des flammes qui dévastent la modeste imprimerie familiale. Sous ses yeux, son père est enlevé par trois hommes armés. Qui donc se cache derrière ce crime ? La veille, la magnifique Isabella Rosselli, la plus rouée des espionnes de la cité des Doges, est venue faire reproduire une étrange gravure. Lucia est décidée à percer cette énigme et à sauver son père. Dans une quête effrénée, elle s'immisce parmi les puissants, se mêle au bal des faux-semblants du carnaval, s'enfonce dans les arrière-cours des palais. Une Venise fascinante, oppressante, où le pouvoir se confond avec l'amour, où les étreintes succèdent aux duels et les baisers aux complots. Dans ces bas-fonds de la cité lacustre, amis et ennemis avancent masqués. Lucia joue de ses charmes, de son épée, de son poignard aussi qu'elle porte au mollet. Elle ruse, croise le fer avec Giorgio Cornaro, le fils du doge, homme corrompu et dangereux, prête à tout pour découvrir la vérité sur cette gravure dont tous, à Venise, sont convaincus qu'elle recèle le secret du pouvoir absolu. 

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions XO grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau roman d'une auteure que j'avais déjà lu il y a longtemps et dont ce nouveau titre me tentait beaucoup.

De quoi est-il question ?


Nous voici à Venise au coeur du 17° siècle. Lucia est issue d'une famille respectée et mène une vie heureuse entre son père qu'elle porte aux nues et son fiancé avec lequel elle doit tout prochainement se marier. Jusqu'au jour où la jeune femme voit son père recopier avec minutie une gravure à l'attention d'Isabella Rosselli.

Peu après, la demeure prend feu. Lucia parvient à se sauver mais doit se rendre à l'évidence : son fiancé est mort. Pire, son père a été enlevé et est désormais introuvable au coeur de la cité. Et tout semble tourner autour de cette mystérieuse gravure qui cacherait un lourd secret familial, secret qui pourrait bien bouleverser Venise.

N'écoutant que son courage et son amour pour son père, Lucia va donc partir dans une quête sans précédant qui la conduira dans les tréfonds de la ville, dans les couvents et au coeur de tous les dangers. Car la jeune femme ne tardera pas à comprendre que l'enlèvement de son père cache des convoitises et des secrets contre lesquels elle aura bien du mal à faire le poids...

Du côté de la forme...


Cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas lu un roman de Mireille Calmel. Il faut dire que je n'avais que moyennement apprécié mes précédentes lectures de l'auteure et attendais un titre tentant pour me remettre dans le bain. Malheureusement, ça n'a pas marché.

Le début de ce roman était très prometteur : un cadre idyllique qui ne peut que faire rêver (Venise), un secret pouvant bouleverser des vies, une jeune fille au caractère fort bien loin des moeurs de son temps qui laissent les femmes à la cuisine. Et franchement, cette situation initiale, je l'ai adoré avec l'envie d'en savoir plus sur cette fameuse gravure.

Je dois aussi dire que toute la scène de l'incendie m'a bouleversée. C'est avec brio que l'auteure nous fait ressentir la peur de ses personnages et nous fait même respirer la fumée ambiante. Elle nous donne aussi un tableau très prenant de Venise qui, avouons-le perd un peu de sa superbe lorsqu'il est question de la crasse et des horreurs présentes.

L'intrigue elle-même était donc prometteuse mais, pour une raison que j'ignore, je n'ai pas réussi à me laisser prendre dedans. J'ai eu envie d'en savoir plus sur la gravure et sur l'enlèvement du père mais le déroulé des événements ne m'a pas convaincue et, à plusieurs reprises, j'ai totalement décroché sans que je ne sache vraiment l'expliquer.

De même, si le cadre géographique et historique m'inspirait, si le jeu des faux-semblants était attractif et si Lucia elle-même donne envie de la suivre, les longueurs de ce premier tome m'ont perdue même si la fin est magistrale, même l'auteure dénonce brillamment les faces cachées des grandes Maisons vénitiennes.

Côté écriture, force est de constater que Mireille Calmel maîtrise son sujet et prend beaucoup de plaisir à nous entraîner dans l'univers qu'elle crée. On sent qu'elle a beaucoup d'affection pour ses personnages, que son intrigue est travaillée (peut-être trop ?) et que ses recherches historiques sont sans faille. Mais cette densité brillante m'a, pour ma part, perdue.

En conclusion...


J'avais déjà tenté à plusieurs reprises des romans de l'auteur et espérait vraiment que mon ressenti face à ses romans avait changé. Ce n'est pas le cas à mon grand désespoir. Je sais que Mireille Calmel fait partie de ces auteurs que tout fan de roman historique se doit de lire et qui est portée haute par les presses en tout genre. Pour cela, je pense que le problème vient vraiment de moi et je le regrette.
Aussi, je ne peux que vous engager à aller découvrir par vous-même cette auteure sans trop tenir compte de mon propre ressenti qui, pour le coup, n'est vraiment pas représentatif des goûts de la majorité.

lundi 14 août 2017

Histoire d'une dédicace #1 - Michel Pignol

Mes lapinoux,

Cela faisait un petit moment que j'y pensais : vous présenter sur ce blog des dédicaces qui me sont particulièrement chères pour des livres qui ont, littéralement, provoqué un changement dans ma vie.

Et je ne pouvais pas inauguré ce rendez-vous avec un autre livre, un autre auteur, que celui que je vais vous présenter maintenant : Sonate pour un arc-en-ciel de mon ami Michel Pignol.


Pourquoi ce livre ?

L'histoire de cette dédicace remonte à 2009 (deux ans avant l'ouverture du blog, rendez-vous compte !) A cette époque, je dois avouer que le nombre d'auteurs que je connaissais "en vrai" je les comptais sur les doigts de la main et que les livres dédicacés en ma possession n'étaient pas nombreux non plus.

Lors d'un festival de danse qui compte tout particulièrement pour moi, le Grand Bal de l'Europe à Gennetines, dans l'Allier, il était annoncé qu'un auteur viendrait présenter pendant une heure son roman dédié à la danse traditionnelle. Je n'ai donc pas hésité bien longtemps... Et bien sûr j'ai fait l'acquisition du livre !


Et ensuite ?

Le roman a attendu quasiment un an dans ma pal avant que je ne l'en sorte enfin. Il faut dire que les événements s'étaient un peu bousculés et que je n'avais pas vraiment eu le temps de me plonger dans cette lecture comme je l'aurais voulu...

Et puis, avant l'été 2010 je me suis plongée dans l'aventure et là ce fut pour moi une véritable délectation, une révélation. Lorsque, un an plus tard, j'ouvrirai mon blog, ce roman sera l'un des premiers dont je parlerai et, aujourd'hui, j'ai fort envie de vous en refaire une chronique en bonne et due forme.

Une dédicace prémonitoire...

Découvrir une dédicace est toujours un grand moment, surtout lorsque celle-ci est personnalisée à souhait (nous en reparlerons). Celle-ci n'avait rien de tout ça :


Ce que nous ignorions à ce moment-là, l'auteur et moi-même, c'est combien cette simple phrase que certains jugerons "banale" ne pourrait en aucun cas être lue de la même manière des années plus tard. Car oui, Michel Pignol et moi nous sommes "rencontrés" ce jour-là à Gennetines, rencontrés au sens le plus propre du terme. Car de cette simple rencontre, une amitié tout à fait hors du commun est née.

Et depuis ?

Deux ou trois ans plus tard, j'ai découvert que l'auteur faisait partie d'un groupe de musiciens relativement connu sur le Grand Bal et j'y suis allée pour voir ce que ça donnait, ou plutôt l'auteur m'y a invitée. Je serais bien incapable de vous dire comment se sont enchaînés les événements ensuite mais ce que je sais, c'est qu'une belle amitié est née.

Aujourd'hui, c'est tout le groupe des Ensemaille qui m'honore d'une amitié tout à fait exceptionnelle et qu'il m'est impossible de vous décrire. Nous ne nous voyons qu'une fois par an mais ô combien cette fois est importante pour moi !

Un livre qui a changé ma vie...

Alors oui, ce livre a littéralement bouleversé ma vie et ce pour deux raisons majeures :
- Il m'a permis de savoir que j'aurais à coeur de toujours prendre en compte l'auto-édition dans ma passion de la lecture et de m'impliquer dans le monde du livre.
- Il m'a permis de gagner des amitiés magnifiques sans lesquelles ma vie ne serait plus tout à fait la même.


Voilà j'espère que ce petit récit vous aura plu et que vous aimerez ce nouveau rendez-vous autant j'aime vous le proposer.