samedi 24 juin 2017

Le marié de la Saint-Jean - Yves Viollier



Infos sur le livre

éditions : Presses de la cité
date de publication : 06-04-2017
pages : 304
prix : 19€

Résumé éditeur

Le Marié de la Saint-Jean nous emmène sur les chemins de la générosité. Ce long parcours de Zhida, " adopté " par une famille, des amis, un pays, Yves Viollier le raconte avec une émotion sincère et une grande justesse. 1977. Le mariage de Zhida se prépare à la Gallifrère, la belle ferme de ses futurs beaux-parents, près de Luçon. Zhida, jeune Chinois du Cambodge, Français " banane " comme il dit – jaune à l'extérieur – a dû partir, seul, pour la France à l'âge de huit ans avec son petit frère, et aller en pension à Romilly. Son père, tout juste arrivé de Hong Kong, et son oncle, qui a pu échapper aux Khmers rouges et émigrer en France, seront là pour son mariage. Au cœur des trois nuits étouffantes de plein été qui précèdent la fête, Zhida revit l'histoire de sa merveilleuse rencontre avec la rousse Gabrielle, qui l'a choisi sur les bancs du lycée. S'invitent aussi dans ses souvenirs l'enfance, que l'exil a rendue douloureuse, l'adolescence et la jeunesse précaires. Et c'est à sa mère, la grande absente, disparue dans les ténèbres de la barbarie, que ses pensées reviennent, elle dont le sourire fragile va l'accompagner jusqu'à l'autel. 

Pourquoi ce livre ?


Merci aux Presses de la cité grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce roman et ma copinaute Mélissa pour la lecture commune.

De quoi est-il question ?


Dans les années 1970, Zhida, cambodgien d'origine, s'apprête à épouser Gabrielle, une fille de la campagne attachée à ses racines. Elle que ses parents auraient préféré voir épouser un garçon du coin a choisi l'immigré, celui dont la culture est si différente de la sienne mais celui, surtout, dont l'histoire l'a tellement touchée.

A l'heure où son mariage lui laisse entrevoir un avenir heureux auprès de celle qu'il aime et auprès d'une belle-famille qui a fini par l'accepté, Zhida retrace l'histoire de sa vie et se souvient. Il se souvient de son enfance au Cambodge, de sa venue en France ou encore de ce qu'il a vécu comme un abandon de la part de ses parents.

Suivant les caprices de sa mémoire, Zhida retourne dans son pays et dans les foyers d'accueil qu'il a connu, il se rappelle la grâce de sa mère et la notoriété de son père, il révèle son amour pour son frère et cette quête de tendresse dont il avait tant besoin. Il se souvient enfin de sa rencontre avec Gabrielle et de la romance qui en a découlé.

Du côté de la forme...

J'avais beaucoup aimé le précédant roman d'Yves Viollier et avait passé un très bon moment lorsque j'avais eu la chance de rencontrer l'auteur à Brive la Gaillarde. C'est donc sans hésiter que je me suis plongée dans ce nouveau roman.

L'idée de la rétrospective m'a immédiatement beaucoup intéressée. Le fait qu'un personnage replonge dans son passé à l'heure d'un tournant de sa vie porte quelque chose de fort et de très touchant présentant le présent non comme sans intérêt mais comme le début d'une nouvelle vie qui se promet heureuse et finalement à ne pas raconter.

Si j'aurais pu être perturbé par le caractère décousu du roman, j'ai finalement pris beaucoup de plaisir à suivre les caprices de la mémoire du narrateur qui, plutôt que de nous offrir un récit linéaire, voit son passé dans ce qui lui arrive à chaque instant. Une manière de dire que notre histoire ne nous quitte jamais mais qu'elle nous aide à grandir.

J'ai été très touchée par la relation de Zhida avec les autres personnages du roman que ce soit le relation complexe qu'il entretient avec son père, la complicité qu'il a avec son frère et toute la tendresse qu'il éprouve pour Gabrielle. Un très beau faisceau de ce qu'un homme peut éprouver à l'égard de ceux qui l'entourent au fil de sa vie...

Et puis, comment parler de ce roman sans parler du Cambodge et de ce que l'auteur nous en montre ? Si nous sommes loin d'un documentaire sur le pays ou même d'un tableau précis de ce qu'y est la vie, c'est avec beaucoup de talent que l'auteur nous en montre certaines des coutumes et des traditions, bien éloignées de notre monde occidental.

Avec brio, l'auteur nous peint un récit de vie très fort et très touchant, le récit de vie d'un garçon puis d'un homme décidé à prendre sa part de rêve dans un pays dont il ignore tout. Avec beaucoup de force l'auteur nous fait aimer son personnage mais nous le fait aussi admirer face à sa force de vivre et sa manière de devenir un "franco-cambodgien", en étant aussi bien l'un que l'autre.

En conclusion...


Voici un roman que j'étais très curieuse de découvrir et avec lequel j'ai passé un très joli moment même si je ne m'attendais pas vraiment à ça. Voici un roman qui est une leçon de vie et de courage mais aussi un tableau magistrale des campagnes des années 60-70 en parallèle d'un Cambodge alors inconnu. Voici un roman qui change de l'ordinaire et qui fait du bien.
Yves Viollier fait désormais partie de ces auteurs que je suis avec le plus vif intérêt et qui sait changer d'univers d'un roman à l'autre avec toujours le même talent.

vendredi 23 juin 2017

Verdict - Olivier Norek


Infos sur le livre

éditions : Michel Lafon
date de publication : 2017
pages : 32
prix : Gratuit

Pourquoi ce livre ?

Merci aux éditions Michel Lafon et à Olivier Norek pour cette nouvelle gratuite que j'ai pu rapporter de mon weekend à Quais du polar.

De quoi est-il question ?

Dans un avenir plus ou moins proche, une nouvelle émission de télé-réalité est sur le point de voir le jour, plus réelle et plus terrible que jamais. A la source du projet, Moon. Une femme ambitieuse prête à tout pour voir son "bébé" gagner ses galons auprès d'un public en constante demande de nouveauté. Mais elle sait aussi que son pari est risqué.

Avant de prétendre à une quelconque diffusion de son émission, Moon doit présenter son travail à un panel. De la seule réaction de ce panel dépendre la diffusion ou l'annulation d'un jeu où la sentence pour le perdant sera le prix fort. Moon craint cette étape de production. Elle ignore qu'elle n'avait encore aucune idée du pouvoir de sa nouvelle émission sur un public...

Du côté de la forme...

Difficile de vous parler d'une nouvelle telle que celle-ci d'autant que j'ignore comment vous pourrez vous la procurer si vous ne la trouvez pas chez votre libraire. Pourtant, je ne pouvais pas ne pas vous en parler aux vues de la profondeur de ce texte.

Dans sa nouvelle, Olivier Norek nous plonge dans un monde que l'on a envie de juger futuriste mais qui, en réalité, est bien plus proche du notre que ce que nous voudrions croire. Dans ce monde, l'univers télévisuel a considérablement évolué avec des centaines de chaînes disponibles doublées d'émissions toutes devenues plus banales les unes que les autres. Oui, nous sommes très proches de ce monde-là.

Ici, l'auteur n'hésite donc pas à attaquer avec virulence cette banalité de la télé et surtout la volonté des producteurs à toujours pousser plus loin l'horrible pour gagner du public au détriment de l'humanité et des candidats en tous genres. Autant vous dire que cette nouvelle devient très vite très dérangeante et n'est pas sans faire réfléchir.

Ce texte fait réfléchir d'autant plus que l'auteur joue avec brio sur les codes de la télévision tels que nous les connaissons et en évoquant plus ou moins directement des jeux rentrés aujourd'hui dans les moeurs. Dans ce texte, enfin, l'auteur place le lecteur face à sa responsabilité individuelle dans l'horrible et il ne fait aucun doute que l'on ressort changé de cette lecture.

En quelques pages à peine, Olivier Norek crée un personnage fort, Moon, pour laquelle au fil des pages le lecteur fini par ressentir toutes les émotions possibles et imaginables : la colère, la crainte, la peine et un peu aussi finalement de l'admiration. Les autres personnages de la nouvelle restent en toile de fond mais présentent une réalité sans faille de notre monde.

C'est avec le plus grand des plaisirs que j'ai retrouvé la plume de l'auteur dans un genre un peu différent de celui auquel on est habitué et il convient de dire qu'il s'en sort très très bien ! Avec un rythme totalement addictif et une réalité qui fait froid dans le dos l'auteur offre ici un texte absolument étonnant qui changera à jamais votre vision de la télé-réalité.

En conclusion...

Quel plaisir que la lecture de cette nouvelle ! Dans un genre plus éloigné que ce à quoi l'auteur nous a habitué, le lecteur est plongé ici dans les coulisses de la télé-réalité, des coulisses qui font peur. Les fans de l'auteur ne pourront qu'apprécier cette lecture, les amoureux de nouvelles à chute aussi. Car cette nouvelle, j'espère bien la retrouver un jour dans un recueil "officiel".
Je vous reparlerai bientôt de cette nouvelle car un petit quelque chose se prépare...

jeudi 22 juin 2017

L'espoir de belles aurores - Antonin Malroux

L'Espoir de belles aurores (Cal-Lévy-France de toujours et d'aujourd'hui) par [Malroux, Antonin]

Infos sur le livre

éditions : Calmann-Lévy
date de publication : 31-05-2017
pages : 304
prix : 19,50€

Résumé éditeur


Janvier 1960. Gatien, dix-huit ans, n’a jamais quitté son hameau du Cantal. Il mène une vie heureuse auprès de son père, modeste employé dans une quincaillerie, de sa soeur Angélise, apprentie couturière, de sa mère Gervaise et de sa grand-mère Léonie. Ayant obtenu un CAP de maçon, il a un avenir tout tracé dans le bâtiment. Il épousera Émilienne Martille, dix-sept ans, fille d’agriculteurs aisés d’un village voisin, qui partage ses sentiments. Quand Gatien est appelé pour rejoindre son régiment en Algérie, Émilienne lui jure qu’elle lui sera fidèle. Elle n’a encore rien dit de son amoureux à ses parents mais, très vite, les nombreuses lettres qu’elle échange avec lui provoquent la curiosité de sa mère. Et puis, soudain, Gatien ne reçoit plus de nouvelles...

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Calmann-Lévy grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau roman d'un auteur que j'ai découvert en octobre dernier pour mon plus grand plaisir.

De quoi est-il question ?

Nous voici en 1960 au coeur d'un petit village du Cantal. Gatien, fils d'employé, et Emilienne, fille de paysan, y vivent une idylle heureuse brodée de mille et une promesses. Mais bientôt, la guerre d'Algérie éclate et Gatien est envoyé au combat. Emilienne lui jure qu'elle lui restera fidèle tendis lui lui promet secrètement le mariage dès son retour.

Mais quelques mois plus tard, alors que Gatien est toujours en Algérie sans être revenu une seule fois en permission, Emilienne lui avoue qu'elle est enceinte. Le monde s'écroule autour du jeune homme mais également pour la future mère, abandonnée par le père de l'enfant, devenue la risée du village et le centre de toutes les préoccupations.

Rentré au pays, Gatien tente tant bien que mal de redonner un sens à sa vie, d'oublier les horreurs qu'il a vu et, surtout, d'oublier la trahison d'Emilienne en cherchant une nouvelle compagne. Mais alors que les jeunes filles du pays tentent de le conquérir, Gatien, lui est toujours troublé par les secrets que cachent la trahison d'Emilienne à laquelle il ne veut croire...

Du côté de la forme...


Avec Marie des Adrets, Antonin Malroux est entré dans la catégorie des auteurs de terroir qui, à mon sens, méritent d'être suivis avec le plus vif intérêt. Autant dire que, ce nouveau roman, a fait parti de ces livres "aussitôt reçu aussitôt lu".

Tout commence dans les années 1960 en pleine guerre d'Algérie. Le contexte historique a le mérite de changer de ce que l'on peut voir dans ce type de roman, de proposer une certaine modernité de la vie à la campagne où les traditions ancestrales et les mentalités anciennes font face à un monde en plein changement confronté aux douleurs passées et à venir.

Dès les premières pages, le lecteur est invité à tantôt découvrir la relation tendre et belle entre Gatien et Emilienne tantôt à comprendre qu'un lourd secret cache la grossesse d'Emilienne. Un secret qui ne sera dévoilé dans sa totalité qu'à la fin du roman et que, pour ma part, malgré une bonne habitude des secrets dans la littérature, je n'avais pas du tout vu venir.

Car malgré tout il est aisé de voir au fil des pages que Gatien aime toujours autant Emilienne malgré la trahison et qu'Emilienne est toujours amoureuse malgré l'enfant née d'un autre. C'est alors toutes les relations entre les personnages qui deviennent belles et bienveillantes entre parents et enfants, entre frères et soeurs, entre femmes aussi parfois comme entre Emilienne et Angélise.

Les personnages de ce roman sont forts et touchants sans que l'on ne prenne envie de les détester. Ils sont parfaitement représentatif de la vie d'un petit village mais à aucun moment l'auteur ne vire dans le pathos ou dans le drame trop poussé. En cela, le roman est "vrai" de sens et de sentiments malgré quelques scènes où la violence de l'émotion m'a retournée.

Le style de l'auteur est plein de poésie et embarque le lecteur sans que celui-ci ne s'en rendre vraiment compte. Il se retrouve alors à la fin du roman avec le sentiment étrange d'avoir comme volé une tranche de vie à des personnages magnifiques avec leurs qualités et leurs défauts mais toujours avec des valeurs et une fierté de ce qu'ils sont, une fierté de leur histoire.

En conclusion...

Voici un roman que j'attendais avec impatience et qui n'a pas traîné longtemps dans ma pal avant que je ne me jette dessus et le dévore. Voici un roman au sein duquel les personnages m'ont touchée et le style de l'auteur m'a transportée. Voici un roman dont l'intrigue, la trahison d'Emilienne, est à la fois le point central du roman et quelque chose d'assez secondaire derrière les tranches de vies offertes ici.
Si vous ne connaissez pas encore les romans d'Antonin Malroux, je ne peux que vous conseiller de vous y plonger au plus vite. Pour moi il sera long d'attendre l'année prochaine et le prochain roman.

mercredi 21 juin 2017

L'histoire d'Helen Keller - Lorena A. Hickok



Infos sur le livre

éditions : Pocket Jeunesse
date de publication : 1968
pages : 240
prix : 5,40€

Résumé éditeur


Quel avenir peut avoir une petite fille de six ans aveugle, sourde et muette ? Les parents d'Helen sont désespérés jusqu'au jour où Ann Sullivan arrive chez eux pour tenter d'aider Helen à sortir de sa prison sans mots, ni couleurs ni sons. Les premiers échanges sont houleux, mais la persévérance d'Ann, l'intelligence et le désir d'apprendre d'Helen parviennent à vaincre l'impossible.

Pourquoi ce livre ?

Ce roman fait partie de ceux que j'ai eu la chance de découvrir pendant mon enfance et que, depuis, je relis assez régulièrement mais dont, à ma grande honte, je ne vous avais jamais parlé.

De quoi est-il question ?


Aux Etats-Unis, à la fin du XIX° siècle, la jeune Helen n'a que deux ans lorsqu'une congestion cérébrale la laisse sourde, muette et aveugle. Quatre ans plus tard, elle est une enfant à moitié sauvage coupée du monde extérieure dont le seul moyen d'expression est d'impressionnantes colères. Avant de l'envoyer dans un asile, les parents ont recourt à un ultime espoir : la venue d'une institutrice, Ann Sullivan.

Dès son arrivée, Ann constate un esprit vif chez la petite dont elle a désormais la charge mais un esprit vif dans une prison et surtout un esprit vif que surpasse pour le moment un comportement quasi primitif. Avec force et acharnement, Ann n'aura de cesse de tout tenter pour rendre la fillette autonome et libre, de leur apprendre le monde extérieur : la signification des choses, le langage, la vie.

Très vite, Helen devient une enfant brillante, avide d'apprendre, de dévorer le monde qui l'entoure et de rattraper le temps perdu par des années de prison. Après ce qui restera gravé comme "l'épisode de l'eau", Helen n'aura de cesse d'apprendre, d'apprendre toujours au point de faire des études poussées et de devenir une des femmes les plus emblématiques de son époque...

Du côté de la forme...


Depuis que j'ai découvert son histoire étant enfant, la personnalité d'Helen Keller m'a toujours touchée, impressionnée et intriguée. Cette histoire belle, forte et pleine de leçons fait partie de ces histoires que j'ai besoin de relire de temps en temps même si la connais par coeur et que j'aime toujours autant.

Nous pourrions dire que le récit se décompose ici en trois temps : le temps de la prison, le temps des apprentissages et l'âge adulte. C'est la première partie que j'affectionne le plus avec cette description de la sortie de la nuit et la découverte du monde. Il est en effet époustouflant de voir l'évolution d'Helen au fil des pages et il est bien difficile d'imaginer que tout ça fut vrai.

L'auteure parvient avec beaucoup de talent à laisser son lecteur imaginer ce que pouvait ressentir Helen Keller qui ne pouvait ni voir ni entendre mais surtout elle lui apprend à redécouvrir le monde en même temps que l'enfant : le contact avec les animaux, la découverte de la neige, les odeurs ou encore tout ce que doigts peuvent nous offrir sans que l'on s'en aperçoive.

Ce roman est aussi un roman sur l'amitié avec un tableau de ce que fut celle d'Ann et Helen. Une amitié qui était plutôt mal partie mais qui, au final, dura toute une vie. Avec une superbe émotion, l'auteure montre alors ce que sont la confiance, le courage et l'amour, tout simplement. Le relation qui unira Ann à Helen ne peut que donner envie de vivre une relation aussi forte différente de tout ce que l'on peut imaginer.

Mais ce roman est surtout une biographie. La biographie d'une femme étonnante et exceptionnelle qui alla toujours plus loin dans l'impossible et qui jamais ne s'apitoya sur elle-même préférant venir en aide aux autres qu'elle estima toujours moins chanceux qu'elle. Ce roman est alors un beau récit de vie qui, en prime, nous permet de voyager au coeur des Etats-Unis de l'Alabama à Boston.

Ecrit pour la jeunesse, ce roman est totalement addictif pour un lecteur qui souhaite aller toujours plus loin dans la vie d'Helen et découvrir quel sera son prochain exploit. L'auteure est une fervente admiratrice de la dame et cela se sent tout au long de l'ouvrage même si le lecteur passionné par l'histoire d'Helen Keller pourra constater divergences et ellipses quant à l'histoire vraie.

En conclusion...


Voici un roman que je relis régulièrement depuis mon enfance et que j'apprécie toujours autant pour tous les messages de vie, de courage et d'amitié qu'il offre. Voici un roman dont je me devais de vous parler un jour et que je ne peux que vous conseiller de lire si ce n'est déjà fait. Ce roman est tout bonnement pour moi un coup de coeur comme aucun autre.
J'espère bientôt revenir vers vous pour vous parler de livres écrits par Helen Keller elle-même.

mardi 20 juin 2017

Calendar girl, février - Audrey Carlan

Calendar Girl - Février par [Carlan, Audrey]

Infos sur le livre

éditions : Hugo Roman et France Loisirs
date de publication : 02-02-2017
pages : 153
prix : 9,95

Résumé éditeur


Quand Pretty Woman rencontre Gossip Girl... Mia se rend à Seattle où elle sera la muse d'un célèbre peintre français. L'amour sur toile, tel est le titre de l'œuvre du bel artiste avec lequel elle va partager ce mois qui sera riche en émotions. Il faut dire qu'Alec est surprenant dans son travail et qu'il a cette manie si sexy d'utiliser des expressions françaises lorsqu'il s'adresse à Mia.

Pourquoi ce livre ?


Merci à France Loisirs Saint-Etienne pour le prêt de ce roman que j'étais très curieuse de découvrir après ma lecture du tome 1

De quoi est-il question ?


Mia a quitté Miami pour se rendre à Seattle. Escrot girl pour un an, elle quitte donc les quartiers mondains pour rejoindre un artiste, un peintre, à l'autre bout du pays. Mais les choses tournent mal lorsque, dès le premier soir, elle se foule la cheville. Elle découvre alors en la personne de son client un homme à tomber mais aussi prêt à prendre soin d'elle.

Durant un mois, Mia devra être l'égérie, la muse, du nouveau projet d'Alec. Un projet où elle devra dévoiler sa vraie personnalité, un projet où sa nudité ne sera pas négociable. Mais Alec a aussi un charme redoutable et n'est pas seulement un artiste. Il est un homme, un homme emprunt de culture française bien décidé à "faire l'amour" à Mia comme elle le mérite.

Pour Mia, jeune femme secrète et réservée, prête à tout pour sauver son père mais bien décidée à ne rien dévoiler d'elle-même en préservant une carapace solide, cette rencontre pourrait bien tout changer. Car devenir la muse d'un peintre qui veut dévoiler votre âme ne peut souvent pas s'allier avec une volonté de ne rien montrer de soi...

Du côté de la forme...

Je l'avoue, le premier tome de cette série m'avait laissée un peu dubitative. Pourtant, au fil des semaines, ce tome me restait en tête et j'avais de plus en plus envie de savoir ce qu'il allait arriver à Mia avec son artiste de Seattle. C'est fait, je suis accro à Calendar Girl.

Après avoir quitté Mia dans l'avion qui la menait vers Seattle, nous la retrouvons ici aux portes de sa nouvelle aventure au sein d'une soirée organisée par celui qui sera son client durant tout le mois à venir. Dès le début du roman, le ton est donné : nous serons bien ici au coeur d'un milieu réservé à une élite, l'élite de ceux qui croient en l'art.

Alec est un homme qui, dès les premières pages, m'a beaucoup plu. Bien qu'évoluant dans un milieu relativement aisé et élitiste, il garde les pieds sur terre et n'est pas du genre à traiter comme plus bas que terre ceux qui évoluent autour de lui. J'ai été très touchée par exemple par le soin qu'il prend à s'occuper de Mia après sa chute là où tant d'autres auraient pu avoir un comportement odieux.

L'homme fait partie de ces artistes qui veulent travailler en voyant "l'âme" de leurs modèles et c'est ainsi que le lecteur va être invité à plonger dans l'intimité de Mia, dans ses souvenirs et ses souffrances, dans ses secrets si jalousement gardés. Grâce à Alec, le lecteur va donc découvrir une jeune femme blessée mais surtout une jeune femme n'ayant jamais vraiment pensé à elle.

Si la découverte était le maître mot du mois de janvier, ici, en février, c'est l'émotion qui prime avec une réelle découverte du personnage principale. Malheureusement, l'auteure aurait peut-être pu travailler plus en profondeur le personnage d'Alec qui, bien que "fort en gueule", n'est finalement là que pour servir la découverte de l'intimité sans avoir un "vrai lui".

L'avantage des romans de 150 pages, c'est qu'ils sont vite lus. Très vite lus. Autant dire que celui-ci a été dévoré en une matinée à peine. Mais au-delà du caractère expéditif de l'histoire, l'auteure sait nous rendre son roman addictif avec l'incapacité pour le lecteur de lâcher le roman avant de l'avoir fini d'autant que c'est avec beaucoup de talent qu'elle m'a ici fait découvrir Seattle.

En conclusion...


Voici un tome 2 dans lequel j'ai mis un peu de temps à me plonger par manque de temps surtout mais avec lequel j'ai compris qu'il me faudrait faire toute la série afin de connaître les tenants et aboutissants de l'histoire de Mia. Ici, c'est avec intérêt que j'ai découvert la ville de Seattle et l'univers des artistes. C'est avec émotion que j'ai compris les souffrances de Mia.
Si vous aimez le genre, n'hésitez plus à commencer cette saga. Pour ma part je n'ai plus qu'à rattraper mon retard accumulé.

lundi 19 juin 2017

"C'est lundi, que lisez-vous ?" (154)

Initié par Mallou et repris par Galleane, ce rendez-vous hebdomadaire est fait pour répondre à trois questions :

- Qu'ai-je lu la semaine dernière ? 
- Que suis-je en train de lire ?
- Que vais-je lire ensuite ?


Salut mes lapinoux !
Une nouvelle semaine commence et il est l'heure pour moi de vous montrer mes lectures des derniers jours avec un bilan dont je ne suis pas très fière. 
Comprenant la semaine dernière plus le weekend précédant, cette série de lectures à été faite pendant ma semaine de vacances où j'ai pensé à d'autres choses qu'aux livres ce qui ne m'a pas fait de mal non plus...

- Ce que j'ai lu la semaine dernière


- Ce que je lis en ce moment

Marked Men Saison 4 Nash par [Crownover, Jay]

- Ce que je lirai ensuite

Tout ce qu'ils méritent par [Rappeneau, Patricia]

Et voilà pour moi cette semaine !
Et vous ? Quelles sont vos lectures du moment ?